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Les origines de Saint-Augustin

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L'origine de Saint-Augustin remonte aux 9e-10e siècles, puisque le prieuré d'alors est connu dès 950. Toutefois, le bourg actuel n'existait pas.
En effet, Saint-Augustin était alors un petit village situé à 1,5 kilomètres au nord du hameau de Mézinges, sur la route qui conduit de nos jours à Chaumeil.

Ce village qui avait déjà une petite église en bois, a d'abord été détruit par la peste, puis par la lèpre au XII ème siècle. La peste a d'ailleurs fait ravage jusqu'à Tulle.
Quant au second fléau qui a décimé le village, il a été combattu par l'installation d'une léproserie au Tourondel, hameau à l'est du bourg.
C'est pourquoi les habitants qui ont survécu se sont implantés autour du monastère des Augustins, situé à l'endroit même de la place actuelle du bourg.
C'est donc ce couvent, dédié à Saint-Augustin, qui a donné son nom au village.

Le village s'est édifié d'abord avec des huttes en bois et n'est véritablement apparu que vers 1300.
C'est en 1500 environ que remonte la disparition du monastère des Augustins.
La cure de Saint-Augustin était jadis à la disposition du chapitre cathédral de Limoges et c'était l'aquilaire qui nommait le curé.
On a la date de six, au moins, de ces nominations et les noms d'un certain nombre de titulaires : J.COULX (1588), Léonard LEYNIA (1593), Léonard II LEYNIA (1632), François HLASSE (1652), François MEYNARD (1691), Jean de FENIS de LABORDE.
Ce dernier, de la famille des seigneurs du Tourondel dans la paroisse, fit en 1702, au sujet des dîmes, une transaction avec le prince de Rohan, duc de Ventadour et seigneur de la paroisse même.
A ce curé qui meurt en 1730, en succèdent six autres entre 1730 et 1791. Puis, de 1792 à 1877, quatre curés exercent à Saint-Augustin.

L'église qui date du XVIème siècle a la particularité rare dans notre région d'avoir un lambrissage imitant des voûtes à nervures. De plus, on y trouve trois chapelles basses et un admirable rétable en bois sculpté et peint de 1588, représentant le Christ au tombeau.
Le chœur de l'église expose à la vénération des fidèles les statues de Saint-Roch et de Saint-Augustin tenant son cœur à la main, selon la légende.
D'après les archives, la réparation de l'église fut décidée par deux fois : en 1604 et 1782.

Elle a été restaurée et repeinte, pour la denière fois, en 1974.


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Source : Jacqueline Farges

Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin
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