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Les bourgeois et seigneurs de la paroisse

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Trois châteaux se dissimulent dans la verdure, dans trois villages différents :
- Le château du Tourondel, à l'histoire élogieuse
- Le château de Beyssac
- Le château de Leymarie, sur la route de Tulle, près du village de Sarlat

Le château du Tourondel
Il connut une histoire mouvementée. En 1599, les " ennemis du roi " l'auraient incendié avec ses papiers et ses titres, et la dame du lieu, Marguerite de GIMEL, aurait trouvé la mort dans ce siège.
C'étaient les DE BAR qui l'occupaient alors.
Par alliance, en 1648, Catherine DE BAR le porta aux FENIS qui l'eurent aux XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles.

Habité ensuite par un CHAMPEVAL en 1816, il fut ensuite aux BEYSSAC par adjudication et sur saisie (il s'agit en réalité d'une famille COMTE qui possédait le fief de Beyssac), puis aux TOUTTEE de CHANGARAND, famille d'Auvergne, ceci au XIXème siècle.

L'historien POULBRIERE nous dit que le dernier FENIS, qui eut le Tourondel, s'en est titré Comte en prétendant même au titre de Duc de ROHAN-VENTADOUR que lui interdirent les tribunaux. Est-ce lui qui fit sculpter les armes des VENTADOUR sur le linteau d'une des fenêtres ? En tous cas, la présence des armes au TOURONDEL, ne peut guère s'expliquer autrement que par une fantaisie de FENIS. C'est sept ans avant sa mort que le château passa aux COMTE, de Beyssac.

Au château du Tourondel, sont donc gravées, côté opposé à la façade, au 1er étage, les armes des VENTADOUR sans doute apposées là par un FENIS qui se disait Duc de ROHAN-VENTADOUR, mais aussi, les armes des DE BAR, placées sur une pile dans la cheminée du rez-de-chaussée. La seconde pile, dans la même cheminée, porte une date qui semble être 1577.
Effectivement, à cette date, les DE BAR possédaient le Tourondel.

Les seigneurs du Tourondel, se posaient non seulement en bienfaiteurs, mais en fondateurs même de l'église. Une chapelle leur appartenait. Ils l'avaient fait construire, disaient-ils, en 1422 et en avaient rétabli la voûte en 1642.


Le château de Beyssac
La famille COMTE qui l'a possédé depuis le XVème siècle fut anoblie ou maintenue dans la noblesse par lettres patentes de 1677.
Les COMTE étaient des bourgeois originaires de Treignac. On dit que près du château en était un autre, appelé LA TOUR, antérieur à 1430 et qui était peut être le primitif.

Le château de Beyssac a été détruit pendant l'incendie des Monédières, puis reconstruit par la famille LA JAURIE.
Dans ce château, qui sert actuellement de colonie de vacances à l'armée, se trouve une plaque foyère aux armes d'une famille inconnue.


Les vieilles maisons de Saint-Augustin
Chacune des familles châtelaines de Saint-Augustin avait fait construire au XVIème siècle, une maison près de l'église, dans l'intention de venir ouîr les vêpres.
Deux de ces trois maisons sont encore debout; seule l'ancienne maison PICARD a été détruite pour laisser libre l'emplacement actuel de la poste.
L'une de ces demeures, ancien magasin d'alimentation, et aujourd'hui abaissée, avait été édifiée avec des pierres de l'ancien monastère, sur son emplacement même. Les murs sont très épais : 1 mètre, 1,50 mètre.
Quand la maison a été restaurée, les propriétaires découvrirent deux murs séparés par un espace au sol en terre battue. Il ne restait aucun débris, aucune communication permettant d'émettre des hypothèses sur leur utilisation.

D'autre part, deux dates ont été découvertes dans cette maison :
- la première figurait au-dessus de la porte en façade, et qui avant rénovation, conduisait à l'étable. L'inscription a été égarée à la suite des travaux, mais de mémoire d'homme, la date portée était 1620 ou 1630.
- la seconde est gravée sur la cheminée, dans l'âtre : 1671.

A côté, on découvre une coquille de Saint-Jacques, ce qui indique que la maison devait être un relais pour les chevaux et les pélerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. En effet, Saint-Augustin se trouvait alors sur leur route.
De Veix dans les Monédières, ils gagnaient Chaumeil, Meyrignac-l'Eglise, Saint-Augustin, Corrèze, Treignac. Après avoir passé à Tulle, ils descendaient vers Beaulieu, puis Rocamadour.
De là, ils rejoignaient Cahors et la "Voie" des pélerins venant du Puy-en-Velay.
Dans toutes ces localités, ils trouvaient des demeures accueillantes, et leur coquille rappelle leur présence sur les portes des maisons ou sur les cheminées monumentales.

Une autre coquille de Saint-Jacques orne, à Saint-Augustin, le dessus de la porte de la boulangerie.
Enfin, il faut signaler la présence d'un souterrain qui débute sous la boulangerie, passe sous l'annexe de cette vieille demeure et se dirige vers Courmélas, un petit village proche du bourg. Il est dit aussi qu'un souterrain (le même ?) relierait les trois châteaux de la commune.

Les principaux seigneurs de l'endroit étaient les VENTADOUR, dont les FENIS voulurent plus tard prendre le nom. Ils faisaient tenir des assises à Saint-Augustin sans empêcher dependant la famille de Beyssac d'avoir une partie de la juridiction, ni la maison de Saint-Jal une partie importante de la seigneurie.
Au XIVème siècle, les Vicomtes de COMBORN ont possédé dans la paroisse douze domaines taillables, la juridiction complète et nombre d'autres droits et redevances ; un DE ROMALHAC en particulier leur devait hommage.

A signaler aussi dans la paroisse un rameau de la famille du SAILLANT DU LUC, seigneuresse de Mansac et un certain Jacques ARAMIT, d'une noble maison éteinte, qui avait donné en 1448 les dîmes d'un autre village, celui de Mézinges, pour la fondation d'un obit à Saint-Augustin (service anniversaire pour le repos de l'âme d'un mort). Son titre seigneurial de Mézinges fut relevé au XVIIème siècle.

Il y eut aussi à Saint-Augustin des co-seigneurs, sans doute à la suite des COMBORN : Monseigneur de Beyssac (1760), Lastic Saint-Jal, Monsieur DU SOliER.

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Source : Jacqueline Farges

Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin
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